AUTEURE

CHANSONS

LE CLOWN

J’suis qu’un clown triste putain,

Quand j’monte en piste, c’est rien

Mais quand j’en sors et qu’les gens s’marrent encore, j’sais bien

Que c’est mon nez rouge qui les fait marrer

Et aussi tout l’vin rouge qu’j’ai dû picoler

 

Je parle faux mais c’est mon rôle,

Les autres trouvent ça drôle

Ca les rassure, c’est sûr, de voir plus ridicule qu’eux

D’ailleurs, puisqu’on en parle, un peu tout m’désole

La vie, l’amour, la joie, le bruit de toutes mes casseroles.

 

Eh quoi, t’as jamais vu un clown pleurer ?

Eh quoi, t’as jamais vu un clown brisé ?

Ben r’garde bien, t’en es p’têtre un,

 

Je ris fort mais c’est pas drôle, je ris jaune à force d’en boire

Je te fais marrer, c’est sûr, quand j’raconte mes déboires

Ou que je chute sur scène, m’écroule sur l’trottoir

Le malheur, pour vous faire rire, c’est toujours pour ma poire.

 

Tu ris sous cape, c’est pas la peine, moi j’aime voir ton sourire

Car c’est là que je le trouve, c’est bien là que je le tire

L’oxygène qui m’permet d’avoir le temps d’en rire

Il me garde en scène, en vie, surtout pour le pire

 

Eh quoi, t’as jamais vu un clown pleurer ?

Eh quoi, t’as jamais vu un clown brisé ?

Ben r’garde mieux, on est p’têtre deux.

 

Le plus terrible, c’est que c’que j’aime, ce que j’abhorre,

C’est te voir rire de mes travers, ça je déteste, ça j’adore

Car c’est toujours à moitié saisi, que je suis

Toujours à moitié suivi, incompris.

 

Eh quoi, t’as jamais vu un clown sombrer ?

Eh quoi, t’as jamais vu un clown brisé ?

Ben r’garde mieux, on est nombreux.

Soldat au stylo rouge

  1. Le Voici, le voilà,
Vaillant petit soldat,

Pointant son stylo rouge

Sur les bévues qui bougent,




Mais à chaque salve, c’est son stylo qui saigne,

Car à tous coin de rue, c’est les profs qu’on dédaigne.

Quand le petit soldat montre du doigt la lune,

L’idiot ne la voit pas, il croit qu’il l’importune

R

Les fautes, terribles ennemis redoutables,

Ne sont plus les coupables ni les responsables,

Elles sont des martyres, exemptées de réfléchir,

Le soldat rouge ne sait plus sur quoi il tire,


R

Soldat de France, de liberté emblématique ;

Comme c’est pratique, ton arme de plastique,

N’oppose pas résistance, elle saigne en silence :

Ce mercenaire devient in fine sans défense,


R

Ce professeur, d’un accord plutôt féminin,

A l’habitude d’être pris pour un pantin,

Il sait serrer souvent, sa ceinture et les dents,

Il le fait depuis maintenant plus de vingt ans.

MAGALI

Magalie, elle est pas conne, c’est sûr qu’y a plus intelligent

Et quand elle joue du saxophone, c’est clair qu’elle fait fuir les gens 

Pour le dire en un mot, elle est carrément limitée,

D’ailleurs de la plaque, elle reste toujours à côté

 

Magalie, elle est pas folle, mais juste un peu fêlée,

Pour un oui, ou pour un non, elle peut s’mettre à hurler.

Quand elle parle, et elle parle, elle a toujours raison

Pourtant, comme c’est bizarre, elle a toujours l’air con.

 

R Magalie, Magalie, oh si tu savais

Comme je respire depuis qu’on s’est quitté

 

Magalie, elle est pas moche, juste pas très alignée

Et pour lui rouler des galoches, il faut être bien accroché

Sans harmonie, ou symétrie, mais avec prétention,

La beauté dans le geste, est chez elle, en option 

 

R

Magalie, c’est pas un ange, mais elle en a les auréoles,

Et puis, en bas, ça la démange, ça doit venir des p’tites bestioles.

Magalie, elle a du chien, en tout cas elle en a l’odeur

Si tu voyais sa salle de bain, j’espère que t’aimes les films d’horreur

 

Magalie, Magalie, oh si tu savais

Et pourtant, putain oui, oui, je t’aimais.

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