Biographie

Pages de vie écrites pour évoquer les principaux moments de la vie de quelqu'un. Généralement, une biographie débute par la naissance et se termine par le décès …me portant comme un charme, je n'ai malheureusement pu clôturer ma biographie comme il se doit.

BIOGRAPHIE

Comme tant d'autres

Daphné est née le 1er Juillet 1992 dans une charmante petite bourgade appelée Marseille, elle vit précisément le jour à la maternité Ste Monique dans le 8èmearrondissement grâce aux mains expertes d’un certain Dr. Pascal. 3 kilos 740 grammes pour 51 cm, « en voilà un beau bébé » se serait-il exclamé en l’attrapant par le pied !

Mais bébé Daphné, trouvant l’air irrespirable et goutant fort peu le mistral, préféra, du haut de ses 3 ans, au macadam marseillais les doux parfums du pays grassois ; on dit qu’elle y trouva, un jour de marché des fleurs, une rose à son nom.

Quelques temps plus tard, cependant, bien résolue à quitter ce beau pays qui fleure bon la campagne pour retrouver les subtils relents de la ville, elle fit ses valises en 1999 et se convertit à la bigoterie bordelaise en suivant une instruction privée à l’institution catholique Albert le Grand : une école où la ferveur éducative des enseignants se mêlait harmonieusement à la ferveur des religieuses en ce qui concerne le goût du sacrifice.

 

Avec son lot de petites surprises, les années 2000 lui apprirent l’imprévisible :  l’attentat des tours jumelles le 11 septembre 2001, la montée du front national à la présidentielle de 2002, ou encore le change de la multitude de francs qui remplissait alors sa tirelire en quelques euros parvenant à peine à en tapisser le fond. Daphné apprit alors la valeur relative et hasardeuse de l’argent, non pas suite au krach boursier dit « rampant » de ce début de millénaire, mais en grattant distraitement le ticket de la française des jeux que lui avait offert son grand-père au retour de l’école, et grâce auquel elle encaissa un gros billet équivalent à 5 fois son âge ! Recevoir une si grosse somme quand on est une si petite fille, rien qu’en se donnant la peine de bouger le petit doigt, et encore, du bout de l’ongle, ça vous apprend !

Elle continua ses études en milieu privé où elle côtoya la fine fleur bordelaise à laquelle elle se sentait si peu correspondre, puis, son baccalauréat en poche, — notez bien la Mention Bien, il paraît que, fut un temps, cela avait un sens — elle débarqua fraîchement dans la capitale afin d’intégrer la classe préparatoire littéraire du si peu prestigieux établissement nommé Hélène Boucher dans le XXème arrondissement de Paris (sortie de métro Porte de Vincennes, vous savez, entre le Castorama et l’Hypercacher).

Coqueluche de sa classe (sur le plan sanitaire, du moins), elle quitta bien vite les affres de l’élitisme pour retrouver les bancs de l’Université Paris IV Sorbonne (notez bien, Sorbonne, ça fait joli sur un CV) où elle étudia la littérature. Mais, deux ans plus tard, guidée par le génie de la bêtise amoureuse, elle quitta Paris pour La Rochelle et délaissa l’ambiance si peu studieuse de la jeunesse parisienne pour celle, non moins festive, de cette charmante cité balnéaire puant la décrépitude la moitié de l’année.

         Cependant, pleurant la sagacité de ses anciens professeurs de faculté, Daphné décida vite de retrouver un semblant d’intérêt pour les lettres en intégrant l’Université Bordeaux Montaigne, mais c’était sans compter la préciosité locale dont elle se fit un bouquet ; en effet, la fleur du snobisme littéraire pousse vigoureusement sur le terreau fertile bordelais enrichi au purain des apparences et au fumier du dogmatisme. Forte de cela, elle poussa malgré tout son zèle jusqu’à l’obtention de son Master Recherches Littéraires en 2015, année durant laquelle elle obtint en parallèle son CAFEP de lettres afin de pratiquer le merveilleux métier de professeur de françouille dans le privé (on n’se refait pas). Trouillarde, elle repoussa sa rentrée, reporta son stage et se fit appeler agrégative pendant près une année… au terme de laquelle elle ne fut malheureusement jamais nommée agrégée.

Un échec qu’elle imputera à la dérision dans laquelle elle tourne tout ce qui ressemble de près ou de loin à ceux qui se prendraient trop au sérieux (hormis elle-même, faut pas déconner).

 

Depuis 2016, elle enseigne à nos chères têtes blondes les rudiments de notre langue.

Elle s’installa dans la jolie commune de Bergerac en 2017 ; c’est ici qu’elle affirma son goût pour ses arts de prédilection : l’écriture, le dessin, la peinture et, surtout, le théâtre : une passion vieille de 20 ans vécue par intermittences, car elle fut, comme toute passion fatale, inexorablement soumise aux aléas de la vie. Elle intégra la très dynamique et très talentueuse (mais non moins vieillissante) troupe des Tréteaux de Bergerac et fit quelques apparitions dans des cabarets ou des comédies clubs. En parallèle, elle suivit quelques temps les cours Florent de Bordeaux avant de comprendre que, sur scène comme dans la vie, on n’est jamais mieux servi que par soi-même, et de se lancer sur les planches avec son premier spectacle – …Comme tant d’autres – un seule en scène étrangement coloré, car c’est entre humour noir et rire jaune que s’inscrit la Daphné Viollet.

 

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